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Vers le but

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LE SACRIFICE D’ABEL

Caïn et Abel présentèrent tous deux une offrande à Dieu, « mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn » (Genèse 4:5). Pourquoi l’offrande d’Abel fut-elle en définitive trouvée  plus acceptable que celle de Caïn ? Il faut chercher la raison de la préférence divine dans la divergence entre les dispositions intérieures des deux frères. « C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn. » (Hébreux 11:4). Dès l’origine se révèle ainsi la différence fondamentale entre les cultes inspirés par une humble foi et ceux qu’édicte un strict formalisme. Cela nous pousse à implorer avec le psalmiste : « Crée-moi un cœur pur, Ô Dieu ! et renouvelle en moi un esprit droit. » (Psaume 51:10). Caïn ne s’efforçait-il pas d’accomplir un devoir religieux ? Ne se montrait-il pas en cela méritoire ? Cependant son approche, fondée sur ses propres œuvres, les  fruits de la terre (Genèse 4 :3), ne s’accordait pas au désir de Dieu. En revanche Abel au bénéfice du sacrifice d’un agneau, répondait entièrement à la grâce. Ainsi nous-mêmes rachetés par le don expiatoire du Christ, l’Agneau sans tache (I. Pierre 1:19), sommes désormais agréés de Dieu. Loin d’aspirer à nous justifier sur le principe des œuvres, notre désir de nous conduire selon la volonté divine manifeste l’amour d’un cœur reconnaissant, et non l’expression d’une crainte servile ou d’une recherche de mérite. « Nous l’aimons, puisque lui nous a aimés le premier. » (I. Jean 4:19). Or la preuve que Dieu nous aime, « c’est que Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (Romains 5:8).

Jean-Michel  ARDOLADE

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VERS LE BUT

« Je fais une chose, oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours vers le but pour le prix de l’appel céleste. » (Philippiens 3:14)

L’apôtre Paul compare ici la vie chrétienne à une course. Désirant répondre à cet appel, l’enfant de Dieu s’engage à son tour à courir vers le but. Toutefois devra-t-il au préalable discerner la direction qu’indique le Saint-Esprit ! Cela nous amène à considérer la question du discernement dont l’exercice se montre utile en premier lieu pour éviter l’écueil de la précipitation. Il s’avère en effet salutaire, avant d’envisager un choix de vie, de marquer une pause pour se mettre à l’écoute de l’Esprit-Saint. Cela répond à l’injonction biblique : « Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez-les, pour voir s’ils sont de Dieu » (I. Jean 4: 1). L’obéissance à cet avertissement suscite une attitude de confiance filiale agréable au Père. À l’exemple de l’enfant Samuel, invoquons notre Seigneur d’un cœur ouvert et réceptif : – « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. » (I. Samuel 3:10). De ce fait, l’exercice nous semble opportun pour s’enquérir de la volonté de Dieu. Néanmoins la pratique ne va pas sans difficultés, aussi convient-il d’en préciser les limites. Notamment, sous couvert de spiritualité, la tentation de négliger le devoir quotidien ; la crainte de l’échec également qui conduit à des hésitations paralysantes, voire au découragement. À cela s’ajoute un danger plus insidieux, la Bible nous en averti : « Mais je crains que, en quelque manière, comme le serpent séduisit Eve par sa ruse, ainsi vos pensées ne soient corrompues et détournées de la simplicité quant au Christ. » (II. Corinthiens 3:11). Ce passage met en relief le péril de séduction par l’adversaire ; en outre il dévoile clairement l’origine du problème : le manque de simplicité, autrement dit le péché sans doute inavoué d’autosuffisance ! Cela détermine les limites de l’exercice spirituel car sa valeur dépend des dispositions intérieures. La question du discernement apparait alors cruciale. Elle incite chacun à s’interroger sur ses motivations profondes en priant comme David :  « Sonde-moi, Ô Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. » (Psaume 139:23). Comment dès lors s’assurer d’être agréé par notre Père céleste ? Un exemple typique nous est fournit dans la Genèse par l’épisode de Caïn et Abel. Ceux-ci présentèrent tous deux une offrande à Dieu, « mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn » (Genèse 4:5). Pourquoi l’offrande d’Abel fut-elle en définitive trouvée plus acceptable que celle de Caïn ? Il faut chercher la raison de la préférence divine dans la divergence entre les dispositions intérieures des deux frères. « C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn. » (Hébreux 11:4). Dès l’origine se révèle ainsi la différence fondamentale entre les cultes inspirés par une humble confiance et ceux qu’édicte un strict formalisme. Cela nous pousse à implorer avec le psalmiste : « Crée-moi un cœur pur, Ô Dieu ! et renouvelle en moi un esprit droit. » (Psaume 51:10). Caïn ne s’efforçait-il pas d’accomplir un devoir religieux ? Ne se montrait-il pas en cela méritoire ? Cependant son approche fondée sur ses propres œuvres, les fruits de la terre (Genèse 4 :3), ne s’accordait pas au désir de Dieu. En revanche, Abel, au bénéfice du sacrifice d’un agneau, répondait entièrement à la grâce. Ainsi nous-mêmes rachetés par le don expiatoire du Christ, l’Agneau sans tache (I. Pierre 1:19), sommes désormais agréés de Dieu. Loin d’aspirer à nous justifier sur le principe des œuvres, notre désir de nous conduire selon la volonté divine manifeste l’amour d’un cœur reconnaissant, et non l’expression d’une crainte servile ou d’une recherche de mérite. « Nous l’aimons, puisque lui nous a aimés le premier. » (I. Jean 4:19). Or la preuve que Dieu nous aime, « c’est que Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (Romains 5:8). Sur la base de cette œuvre unique accomplie à la croix, la condition préliminaire se trouve établie pour s’engager dans la course chrétienne. S’ouvre alors la perspective de notre orientation pour discerner l’appel personnel du Christ : – « Toi, suis-moi ! » (Jean 21:22)

                                                                                                                     Jean-Michel  ARDOLADE

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